Temps de lecture : 4 minutes

Biographie de l’autrice

Nadia Hashimi vit avec sa famille dans la banlieue de Washington, où elle exerce le métier de pédiatre. Ses parents ont quitté l’Afghanistan dans les années 1970, avant l’invasion soviétique. Ils sont retournés dans leur pays d’origine pour la première fois en 2002 avec leur fille. Un voyage marquant qui lui permet de découvrir sous un nouveau jour l’histoire et la culture afghanes dont ses romans sont imprégnés.

 Présentation de l’éditeur

Août 2021, en Afghanistan, les troupes américaines se retirent et les talibans reprennent le pouvoir. En un instant, les femmes voient tous leurs rêves d’avenir se briser.

Mariée de force à un chef de guerre brutal, Marjan a réussi à s’échapper avant de donner naissance à une fille, Hawa. Devant se cacher pour sauver sa vie et celle de son enfant, Marjan enchaînera les postes précaires avant de s’engager dans un peloton féminin de l’armée afghane. Malgré une vie de luttes permanentes, Marjan et Hawa essaient d’oublier ce monde de violences. Hawa se prend même de passion pour le rubab, un instrument à cordes. Mais quand les talibans entrent dans Kaboul, Marjan n’a plus d’autre choix que d’intégrer un refuge pour veuves. Dans un pays où aucun futur ne semble possible, seuls subsistent la détermination des femmes et le pouvoir salvateur de la musique.

📅 Éditeur : Hauteville

📖 Date de sortie : 26 août 2026

📄 Pages : 484

📚 Genre : Littérature 

Mon avis

Avec “Tant que chantent les fleurs”, Nadia Hashimi nous emmène en Afghanistan, dans un pays marqué par des décennies de conflits et où la situation des femmes reste particulièrement préoccupante.

Nous sommes en 2021. Les troupes américaines quittent le pays et la menace des talibans se fait de plus en plus présente. Dans ce contexte, nous découvrons l’histoire de Marjan, une toute jeune fille qui n’a que 13 ans lorsqu’elle est donnée en mariage par son père à Abdul Khaliq, un seigneur de guerre, devenant ainsi sa quatrième épouse.

Après un événement tragique, Marjan parvient à s’enfuir et trouve refuge dans un centre pour femmes. Mais son histoire ne se limite pas à sa propre fuite, le récit nous fait également découvrir celle de sa fille, Hawa.

Le roman se construit autour d’une double temporalité. Nous suivons les parcours de Marjan et de Hawa entre 2010 et 2017, puis nous les retrouvons en 2021, au moment du départ des Américains et de la reprise du pouvoir par les talibans.

💔 Ce fut une lecture éprouvante, mais nécessaire. Je ne vais pas vous mentir, cette lecture a été particulièrement difficile pour moi.

Même si le roman est très bien écrit, j’ai passé une grande partie de ma lecture avec la peur au ventre. Nadia Hashimi aborde des sujets extrêmement durs, tels que les mariages forcés, les tortures, les violences physiques et psychologiques, mais aussi la place réservée aux femmes dans une société qui cherche à les contrôler et à les invisibiliser.

J’ai dû faire plusieurs pauses au fil des pages, tant certains passages m’ont touchée. C’est la première fois que je lisais un roman abordant aussi directement cette réalité en Afghanistan, et je ne m’attendais pas à recevoir une telle claque.

Mais s’il y a une chose que je retiendrai de ce livre, c’est avant tout le courage de ces femmes.

Malgré les violences, malgré les obstacles et les dangers, elles continuent de se battre, chacune à leur manière. Leur résilience et leur détermination sont probablement la plus belle lumière de ce récit.

Même lorsqu’elles semblent acculées, elles ne renoncent pas complètement. Elles cherchent des solutions, s’entraident et tentent de reprendre leur vie en main. C’est cette force qui m’a le plus marquée.

Un roman qui fait réfléchir. En tant que femme, mais aussi tout simplement en tant qu’être humain, je ne peux pas refermer ce livre sans me poser une question, comment, en 2026, peut-on encore laisser de telles choses arriver ?

Ce roman rappelle à quel point les droits des femmes sont fragiles et combien la liberté, la sécurité et la possibilité de choisir sa propre vie ne sont malheureusement pas des évidences partout dans le monde.

C’est une lecture qui remue, qui révolte et qui reste en tête longtemps après avoir tourné la dernière page.

🌸 À qui je recommande ce livre ?

Je recommande “Tant que chantent les fleurs” à celles et ceux qui souhaitent découvrir un récit engagé, qui donne une voix à des femmes dont les histoires sont trop souvent passées sous silence.

Attention toutefois, les thèmes abordés sont particulièrement difficiles. Si vous êtes sensibles aux violences faites aux femmes, aux mariages forcés et aux tortures, mieux vaut en avoir conscience avant de commencer cette lecture.

⭐ En résumé

“Tant que chantent les fleurs” est un roman bouleversant, parfois éprouvant, mais profondément humain. Une histoire qui nous confronte à une réalité difficile et nous rappelle la force de celles qui continuent de se battre, même lorsque tout semble perdu.

J’ai été touchée, révoltée et parfois obligée de poser le livre pour reprendre mon souffle. Mais je retiendrai surtout le courage et la solidarité de ces femmes.

Je tiens à remercier les éditions Hauteville et Babelio pour cette masse critique. 

Ma note : 4/5

👉 Et vous, avez vous déjà lu des livres sur l’Afghanistan ?.

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