Biographie de l’auteur : 

Margaux Motin est illustratrice et autrice de bande dessinée. Elle débute sa carrière avec des illustrations pour la presse, l’édition et la publicité, mais c’est en 2008 qu’elle se fait connaître du grand public avec son blog qui transpose avec humour son quotidien de trentenaire. Les recueils tirés du blog se succèdent et remportent un énorme succès auprès d’un public majoritairement féminin : J’aurais adoré être ethnologue, La Théorie de la contorsion (Marabout, 2009 et 2010) et La Tectonique des plaques (Delcourt, 2013). Margaux Motin a également co-réalisé d’autres albums, parmi lesquels la version illustrée de La femme parfaite est une connasse avec Anne-Sophie et Marie-Aldine Girard (Fluide Glacial/J’ai lu, 2013 et 2016) ou encore Very bad twins (Fluide Glacial, 2010) et Oui ! 101 questions à se poser avant de se marier (Delcourt, 2015) avec l’auteur de BD Pacco avec qui elle partage sa vie. Elle est suivie par une communauté de près de 300 000 personnes qui se régalent de ses aventures illustrées pleines d’humour publiées sur Instagram et Facebook. En 2020, chez Casterman, elle met en scène en bande dessinée la suite de son parcours personnel dans le premier volet du diptyque Le Printemps suivant.

Présentation de l’éditeur :

Après une vie de mère célibataire un peu chaotique mais libre et indépendante, Margaux replonge à pieds joints dans la vie de couple. Mais cela ne se passe pas sans heurts et des perturbations se profilent à l’horizon. Et si c’était l’occasion de chercher à comprendre ce qui provoque ces nuages qui viennent de si loin ? Sept ans après La Tectonique des plaques, Margaux Motin reprend avec humour et émotion le fil du récit de son parcours de femme moderne toujours en quête d’épanouissement personnel et de connaissance de soi.

Editions : Casterman

Date de sortie : 7 octobre 2020

Pages : 144 

Instagram

Mon avis :

Encore une fois, cette année, je suis sortie de mon autoroute livresque. Après avoir augmenté drastiquement ma consommation de mangas, mon banquier ne me remercie d’ailleurs pas, j’ai décidé cette fois de m’attaquer à de la bande dessinée. C’est donc sur le premier tome de “Le printemps suivant : Vent lointain » de l’illustratrice Margaux Motin que j’ai jeté mon dévolu.

Titre autobiographique, ce premier tome relate avec beaucoup d’humour et de sensibilité les étapes et difficultés que l’on peut rencontrer au début d’une relation. On suit ainsi l’emménagement et les premiers mois de vie à quatre de Margaux, Pacco et leur fille respective. Si l’amour est bien présent dans cette famille recomposée, il n’est néanmoins pas toujours simple de trouver sa place et c’est justement ce cheminement que l’œuvre met en scène.

C’est suite au visionnage des vidéos de plusieurs booktubeuses que j’ai eu envie de me procurer cette bande-dessinée. Je dois avouer qu’étant totalement novice dans le monde de la BD, j’avais cette image toute faite que bande dessinée égale humour un peu gras (note du correcteur : alors que j’ai tenté de lui expliquer. Outré et blessé par son manque de confiance *violons*), ce qui m’avait fait passer mon chemin durant de longues années. De fait, je ne m’attendais pas à ressentir autant d’émotions en lisant “Le printemps suivant : Vent lointain ». L’autrice nous livre son quotidien, ses névroses, ses peurs, mais aussi ses bonheurs avec beaucoup de sensibilité et de pudeur. Elle aborde avec finesse des sujets que beaucoup d’entre nous connaissent, tels que l’incapacité à déléguer ou à faire confiance. Cela a d’ailleurs été très facile pour moi de me reconnaître dans beaucoup des situations décrites. Sans parler de cette fin à laquelle je ne m’attendais pas.

Outre l’histoire qui m’a beaucoup touchée, j’ai fait la connaissance des illustrations de notre autrice et ce fut, là aussi, une belle découverte. Chacune des planches de « Le printemps suivant : Vent lointain » dépeint avec justesse son lot de scènes de vie, la patte graphique et la colorisation apportent un plus à tout l’ensemble. Je ne connaissais pas du tout le travail de Margaux Motin, mais après ma lecture, je me suis empressée de m’abonner à son compte Instagram afin d’y suivre ses créations.

En résumé, en plus d’être une très belle découverte qui m’a quelque peu remuée tant je me suis reconnue dans le récit, Margaux Motin m’a définitivement réconciliée avec la bande dessinée. J’ai d’ailleurs enchaîné avec plusieurs autres titres dont je vous parlerai très vite. Je ne peux que vous recommander ce premier tome si vous avez envie d’une lecture tout en sensibilité et en réalisme. Et si vous appréciez les beaux objets, ça tombe bien, cette BD se défend plutôt bien, ce qui ne gâche rien.

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