Japon

En route pour le Japon #4

Pour ce quatrième jour en sol nippon, la chance n’est pas de notre côté, puisqu’en nous levant ce matin, nous constatons que le beau temps n’est pas franchement au rendez-vous. Après tout, c’est le jeu, quand on part au Japon en pleine période des typhons. Mais pas d’inquiétude, nous sommes des gens prévoyants, et avons prévu quelques activités pour les jours pluvieux. Par conséquent, notre première destination du jour sera l’île artificielle d’Odaiba, ses centres commerciaux géants et son légendaire Gundam de dix-sept mètres. 

Parce qu’on ne change pas une équipe qui gagne, nous faisons tout d’abord un petit arrêt au konbini afin de fournir à nos estomacs quelques calories bienvenues pour la route. Comme nous sommes des gens organisés (à force de le répéter, ça finira forcément par devenir vrai), nous avons établi notre itinéraire afin de ne pas galérer le moment venu. Notre premier changement s’est donc fait à la station Shiodome. De prime abord, le nom de cette station nous évoquait vaguement quelque chose, sans que nous parvenions à mettre le doigt dessus. Il faut dire que cette station, perdue en plein cœur d’un quartier d’affaires, est littéralement cernée par de multiples et immenses buildings, tous remplis de bureaux. Mais après quelques pérégrinations (nous nous sommes encore un peu perdus, en gros), tout nous est revenus, et pour cause : au détour d’un imposant bâtiment, nous sommes tombés nez à nez avec la fameuse “Horloge Miyazaki”, dont nous avait parlé Ronan quelques jours plus tôt, lors du Tôkyô Safari de Sydouce.

Pour la petite histoire, cette horloge, d’une hauteur de 12 mètres et d’une largeur de 18 mètres se situe sur le bâtiment de la Nippon Television. Elle a été imaginée et dessinée par le célèbre dessinateur Hayao Miyazaki, puis sculptée par Shachimaru Kunio. Selon nos informations, elle aurait été fabriquée pour la sortie du film d’animation “Le Château Ambulant”, dont elle partage l’esthétique de manière assez confondante. Autre information, cette horloge est animée, et propose aux passants plusieurs animations par jour (à 10h, 12h, 15h, 18h et 20h) d’une durée de trois minutes trente. En tout cas, ce jour-là, nous avons eu la chance de passer devant pile pour l’animation de midi. Autant dire que nous ne nous sommes pas faits prier, et avons profité de l’instant pour se poser et filmer un peu.  

Après ce court mais agréable entracte, nous avons repris la direction de Odaiba via le monorail de la ligne Yurikamome qui traverse le célèbre pont Rainbow Bridge. S’il n’y a pas trop de monde, nous ne pouvons que vous conseiller d’effectuer cette traversée qui offre un point de vue imprenable sur la capitale et quantité de panoramas magnifiques. Une fois sur place, Firelith s’est de nouveau métamorphosé en enfant de dix ans et s’est mis à trépigner comme si c’était la veille de Noël. Il ne voulait qu’une chose, voir le gros Gundam géant pour narguer un de nos amis fan hardcore de la licence. Après d’âpres négociations, il a tout de même fini par accepter, non sans ronchonner (sa marque de fabrique), d’effectuer un petit crochet au bord de l’eau puis au centre commercial Aquacity dont nous étions à proximité.

Toutefois, aussi efficaces que soient le chantage, les menaces et la violence conjugale, les maigres réserves de patience de bébé-Fire finissent par atteindre leurs limites. Nous nous sommes donc remis en quête de ce “petit” robot. Croyez-le ou non, mais malgré ses dix-sept mètres, il a joué à cache-cache avec nous et c’est seulement après un bonne vingtaine de minutes de marche que nous avons fini par détecter la pointe de sa corne qui dépassait légèrement de la cime des arbres environnants. Second coup de chance improbable de la journée, nous sommes de nouveau arrivés au moment où l’animation se lançait et nous avons eu le droit à une minute trente de show pendant lequel le Gundam Unicorn prenait vie. Très impressionnante à voir, la transformation du gros robot est franchement réjouissante, d’autant plus qu’elle est mise en scène avec un morceau de la bande son de la série et d’un extrait de doublage qui envoient bien comme il faut. Sydouce a même cru qu’il allait décoller, par moments.

Puisqu’il est toujours l’heure de manger lorsque l’on est au Japon et que le premier étage (le rez de chaussée chez nous) du centre commercial devant lequel se trouve notre géant est consacré à la bouffe, nous avons décidé de tester les véritables ramens. Quelques minutes de queue plus tard, c’est un regard inquiet que nous avons échangé, tant les bols qu’on nous a servis sont gigantesques pour nos yeux d’occidentaux. Mais ça n’était rien face à l’aspect gras du bouillon. Nous étions parfaitement au courant du processus de fabrication des ramens, mais l’imagination est parfois bien en dessous de la réalité. Pour la petite anecdote, il faut savoir que les ramens nous ont été servis très chauds, et qu’à peine après avoir rejoint notre table, une couche de graisse figée s’était déjà formée par-dessus les nouilles. Gustativement parlant, néanmoins, l’orgie était totale, même si nous avons dû déclarer forfait une fois la moitié de nos bols engloutis. Nous retiendrons donc les faits suivants : le bouillon est beaucoup plus concentré que celui qu’on nous sert dans l’hexagone et les estomacs les plus fragiles pourraient se sentir quelques peu malmenés. La peau de nos ventres bien tendue par les nouilles, nous sommes repartis arpenter les étages du Diver City Tokyo, où se mêlent magasins classiques (Uniqlo, American Eagle, etc) et boutiques un peu plus kawaii telles que Lego ou Hello Kitty dans laquelle Firelith a eu toutes les peines du monde pour convaincre Sydouce de s’abstenir de rédiger une lettre de demande d’asile / adoption.

À la base, c’est une vidéo de Ici Japon qui nous a orientés vers le Game Center géant (Round 1) de Odaiba en cas de mauvais temps. En bons geeks que nous sommes, nous étions plutôt au taquet à l’idée d’aller y passer quelques heures. Malheureusement une fois sur place, nous avons dû réviser nos plans. Le temps n’étant pas au beau fixe, les lieux ont littéralement été pris d’assaut et nous avons donc dû imaginer un plan B un peu à l’arrache. L’idée même de repartir d’un endroit gavé de bornes d’arcades sans faire une petit partie nous paraissant inadmissible, et Sydouce ayant localisé une borne de Mario Kart Arcade (elle dispose clairement d’un radar à chats et à bornes de Mario Kart) un étage plus bas, nous nous sommes alors confrontés sur le jeu. Contre toute attente, la partie s’est soldée par une victoire de Sydouce (fait suffisamment rare pour ne pas être précisé), mais Firelith, beau joueur, a préféré laisser sa douce savourer sa victoire et s’en tenir là. Dieu seul sait ce qu’il se serait passé s’il y avait eu revanche et que le résultat avait été plus conforme à nos habitudes, mais il y a fort à parier que nous aurions dû rester quelques heures supplémentaires sur place et qu’on n’aurait jamais eu assez de pièces de cent yens. 

Une fois la fessée vidéoludique infligée, nous avons ensuite visité la Gundam Base, sorte d’exposition permanente et de boutique de maquettes de robots de tailles variables. Autant l’avouer, nous ne sommes pas de grands adeptes de Gundam ou de mecchas en général, mais malgré tout, les pièces exposées impressionnent vraiment, que ce soit par leur taille ou la finesse du montage (ce dynamisme dans les poses) et des peintures, et nous en avons pris pleins les yeux. La Gundam Base se décompose en trois sections : une première partie faisant office de simili musée, dans lequel on peut admirer l’évolution du design de ces robots au fil des années, une seconde partie boutique, qui doit être l’enfer et le paradis réunis pour les fans de la licence tant il est difficile de savoir où poser les yeux, et une dernière partie, l’atelier destiné au montage et à la peinture des maquettes. Il s’agit, de notre point de vue, d’un endroit à visiter, que l’on soit fan ou non de cette série. Et si vous souhaitez prolonger l’immersion dans ce monde, vous pouvez également prendre un café ou une collation au “Gundam Café” qui se trouve au rez de chaussé du centre commercial.

C’est donc sur cette visite que nous avons achevé notre journée à Odaiba. Néanmoins nous savons d’ores et déjà que nous y retournons lors de notre prochain séjour. Il nous reste plusieurs endroits que nous aimerions faire, telle que le Miraikan – National Museum of Emerging Science and Innovation et le Oedo Onsen Monogatari, sorte de parc d’attraction dédié aux Onsens avec un décor typique de Tokyo à l’époque Edo. Cerise sur le gâteau, ce dernier est ouvert 24h/24h. Pour les oiseaux de nuit amateurs de bains chauds que nous sommes, l’endroit est donc parfait.

D’un point de vue pratique, il existe plusieurs manière de se rendre à Odaiba. À commencer par le monorail, comme nous l’avons fait, mais aussi par la route et par bateau, façon croisière sur la Sumida, qui permet en plus d’admirer Tokyo sous un angle différent. Durant toute cette journée nous avons alterné entre pluie et accalmie, du coup nous avons décidé de passer la soirée à Ikebukuro et plus majoritairement au Sunshine City. Pour de nombreuses raisons, que l’on se fera un plaisir d’énumérer au fil des articles, nous sommes tombés amoureux de ce quartier. Dès notre sortie du métro, nous avons su que nous aimerions y vagabonder. Les couleurs, l’animation, les boutiques, salles d’arcade, tout ici nous a donné envie de revenir, et nous ne nous sommes d’ailleurs pas privés.

Parlons maintenant DU centre commercial, le Sunshine City, qui, à lui seul, peut vous faire perdre le fil du temps. Construit sur l’ancien site de la prison de Sugamo, ce complexe abrite un planétarium, un aquarium (qui est accessoirement le plus élevé au monde), le musée de l’ancien orient, mais aussi un petit parc d’attraction sur le thème du manga (le J-World) et une quantité déraisonnable d’autres tentations. L’endroit a clairement tout pour plaire aux touristes, avec ses boutiques Disney, Ghibli, Jump, et un Pokemon Center de folie pour ne citer qu’eux. Et bien évidemment, puisque nous sommes au Japon, il comprend tout un étage consacré à la bouffe. Comme nous avons pas mal flâné avant de pénétrer de l’antre de la bête, nous nous sommes retrouvés pris de court par l’écoulement des heures et nous n’avons pas pu profiter voir toutes les boutiques que nous voulions. Que tout le monde se rassure, nous avons fait du  Pokemon Center et du Jump Store nos priorités. Mais le temps passe, implacable, et c’est à grand regret que nous avons été contraints de quitter les lieux, fermeture oblige. Un dernier petit tour par la salle d’arcade Sega face au Sunshine City, un peu de flânerie dans les rues, puis nous retournons à notre hôtel d’Asakusa, où nous nous sommes une fois de plus soumis à la torture quotidienne de l’eau chaude avant d’aller nous mettre au lit pour profiter d’un repos bien mérité après cette journée éreintante. Demain une nouvelle journée bien chargée nous attend.

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