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« De l’eau pour les Eléphants » de Sara Gruen

Biographie de l’auteur :

Cavalière émérite, engagée auprès d’organisations de protection des animaux, Sara Gruen puise son inspiration dans sa passion pour ces derniers. Elle a également publié La Leçon d’équitation et Parcours sans faute.

Présentation de l’éditeur :

Ce roman pas comme les autres a une histoire exceptionnelle : en quelques mois, il a fait d’un auteur inconnu un véritable phénomène d’édition, le coup de coeur de l’Amérique. Durant la Grande Dépression, dans les années 1930, les trains des petits cirques ambulants sillonnent les États-Unis. Jacob Jankowski, orphelin sans le sou, saute à bord de celui des frères Benzini et de leur « plus grand spectacle du monde ». Embauché comme soigneur, il va découvrir l’envers sordide du décor. Tous, hommes et bêtes, sont pareillement exploités, maltraités.

Sara Gruen fait revivre avec un incroyable talent cet univers de paillettes et de misère qui unit Jacob, Marlène la belle écuyère, et Rosie, l’éléphante que nul jusqu’alors n’a pu dresser, dans un improbable trio.

Plus qu’un simple roman sur le cirque, De l’eau pour les éléphants est l’histoire bouleversante de deux êtres perdus dans un monde dur et violent où l’amour est un luxe.

Lu en VF 480 pages

Titre Original Water For Elephants

Edité chez Albin Michel et chez Livre de poche

Mon avis :

Jacob a 90 ou 93 ans, c’est l’un ou l’autre il ne sait plus trop. Lorsqu’un cirque prend ses quartiers près de la maison de retraite où il vit depuis quelques temps, un flot de souvenirs lui revient. Au gré de ses flashbacks, il nous entraîne dans le monde du cirque américain des années 30, et plus précisément durant la Grande Dépression. C’est dans cet univers qu’il a exercé son métier de soigneur animalier pendant de nombreuses années ; mais derrière les sourires se cache une triste réalité.

A la mort de ses parents, Jacob se retrouve seul et sans ressources, il ne sait pas ce qu’il va faire de sa vie. Alors quand le train du cirque « Benzini » passe devant lui, il décide de sauter dedans, ce qui va changer son destin à tout jamais.

Le plus gros atout de l’auteur, c’est sa capacité à retranscrire les sentiments de ses personnages. Sa plume subtile dépeint, toujours avec justesse et pudeur, les émotions les plus douces (amour, amitié) et leurs homologues plus sombres, comme la cruauté, la misère ou la précarité. Les thèmes abordés sont aussi durs que réels, et certaines scènes, traitant entre autres de solitude, de maltraitance animale ou encore de l’abandon des personnes âgées peuvent se révéler marquantes de par leur violence parfois extrême. Bouleversant de bout en bout, le livre regorge de moments poignants qui nous touchent profondément Le tout écrit d’une façon émouvante, avec des mots qui nous touchent profondément et nous font ressentir une palette d’émotion très large, sans jamais tomber dans le mélo. J’ai ri, pleuré, angoissé, tremblé comme si j’étais à bord du train avec Jacob.

Pour ce qui est des personnages, là aussi on sent que les caractères sont recherchés et travaillés, à l’image de notre héros Jacob que l’on suit en alternance tantôt vieillard un peu bougon, tantôt jeune homme plein d’espoir, mais dans les deux cas terriblement attachant, de la belle écuyère Marlène ou encore de l’étrange mari de cette dernière, August qui semble avoir une personnalité très instable. L’oeuvre fait également la part belle à Rosie, une éléphante extrêmement attachante  avec qui Jacob va vivre une magnifique histoire d’amour. La démarche est très intéressante, d’autant que cet animal est finalement assez peu représenté en littérature, ne jouissant pas d’une cote de popularité très élevée.

Ce livre est probablement une de mes plus belles découvertes alors que cette fois encore, c’était une lecture qui ne m’attirait pas forcément. Je devrais peut être lire plus souvent des livres qui ne m’attirent pas ! Le monde du cirque n’étant pas un univers qui m’inspire, je n’aurais probablement jamais lu ce livre si Robert Pattinson ne jouait pas dans son adaptation cinématographique. Toutefois, après l’avoir terminé, je dois reconnaître avoir dévoré l’ouvrage, et ne peut que le recommander chaudement.

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