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« Le protectorat de l’Ombrelle – Tome 1 : Sans Âme » de Gail Carriger

Biographie de l’auteur :

MADAME CARRIGER réside dans les Colonies et exige que son thé soit importé directement de Londres. Empruntant aussi bien à Jane Austen qu’à Charlaine Harris, la série du Protectorat de l’ombrelle connaît outre-Atlantique un immense succès.

Présentation de l’éditeur :

Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !

Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.

Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame-t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Lu en VF,

324 pages,

Maison d’édition : Orbit et Livre de poche

« Un premier roman impressionnant. »

Romantic Times ****

« Sans âme possède le charme délicat d’une ombrelle victorienne, et la force étrange d’une ombrelle victorienne qui serait secrètement lestée de balles en acier trempé. Un ravissement. »

New York Times (Lev Grossman)

Mon avis :

Il y a des auteurs / séries qui vous marquent et c’est le cas de Gail Carriger et de sa série “Le Protectorat de l’Ombrelle”. Avant de lire “Sans-âme”, le premier tome de cette saga, il y a plusieurs années, je n’avais jamais entendu parler de Steampunk. Pour ceux qui ne connaissent pas ce genre, il s’agit d’un courant essentiellement littéraire dont les intrigues se déroulent dans un XIXème siècle dominé par la première révolution industrielle du charbon et de la vapeur (merci Wikipédia pour la définition).

L’histoire débute lorsque notre héroïne, mademoiselle Alexia Tarabotti, se fait grossièrement attaquer par un vampire auquel elle n’a même pas été présentée, imaginez le scandale. Alors quand elle tue malencontreusement ce malotru et qu’elle voit débarquer le beau (et quelque peu bourru) Lord Maccon envoyé pour gérer l’affaire, elle ne se doute pas que sa vie est sur le point de basculer.

Avec cette saga, on plonge dans un Londres de l’époque Victorienne quelques peu revisité, où se mêlent humains, vampires, fantômes et autres loups-garou. Le tout dans une harmonie presque parfaite. Pour gérer ces entités et éviter tout débordement, le “BUR”, une unité de contrôle des êtres surnaturels régi par la reine Victoria, est créée avec à sa tête le fameux Lord Maccon.

Ce que j’aime le plus dans cette saga, c’est que nous avons affaire à des personnages hauts en couleur, que ce soit par leur caractère ou encore leurs goûts vestimentaires. A ce titre, notre héroïne Alexia, jeune vieille fille de 26 ans (on n’avait pas les mêmes standards au XIXème) avec son caractère que l’on pourrait qualifier de bien trempé est une parfaite représentante des personnages que l’on rencontre au fil de la lecture. Elle n’a pas sa langue dans sa poche, au grand désespoir de sa mama et de sa famille en général et ponctue régulièrement ses aventure par de nombreuses saillies et autres piques bien senties, toutes plus délicieusement impertinentes les unes que les autres. Mais les personnages secondaires ne sont pas en reste. De l’extravagant vampire Lord Akeldama au très sexy Lord Maccon, alpha loup-garou, en passant par son bêta, le professeur Lyall, chacun apporte sa pierre à l’édifice de la réplique qui fait mouche ou de la tenue vestimentaire improbable. Il y a fort à parier que les chapeaux de  Lady Ivy Hisselpenny vous laisseront un souvenir… impérissable.

Toutefois, tout n’est pas parfait, certains pourraient être un peu déroutés par le style de l’auteur et auront besoin d’un temps d’adaptation pour apprécier le langage un poil désuet de Gail Carriger. De plus, j’ai trouvé l’intrigue et l’issue prévisibles mais rassurez vous, malgré cela, le côté décalé du livre vous aidera à plonger dans l’univers de l’auteur.

Ce fut une lecture très agréable malgré les quelques petits défauts cité plus haut. C’est une saga qui ne conviendra qu’à un public adulte car elle contient certaines scènes assez sensuelles et je crains que le style de l’écriture et de l’histoire ne déplaisent aux plus jeunes. Pour ma part j’ai passé un excellent moment avec ce premier tome et je remercie encore Mutinelle (lire sa critique ICI) de me l’avoir prêté.

J’ai dévoré ce premier opus il y a quasiment dix ans et j’ai bien évidement lu toute la saga depuis, ainsi que les deux suivantes (“Le Pensionnat de Mademoiselle Géraldine” et “Le Protocole de la Crème Anglaise”). Autant dire que le coup de cœur s’est prolongé. De plus, j’ai eu la chance de rencontrer l’auteur lors des Imaginales (à Épinal) il y a quelques années et je peux vous dire que c’est une personne agréable, accessible et très patiente (elle a signé au moins huit de mes livres).

Le protectorat de l’ombrelle :

Tome 1 : Sans Âme / Soulless VO,

Tome 2 : Sans Forme / Changeless VO,

Tome 3 : Sans Honte / Blameless VO,

Tome 4 : Sans Cœur / Heartless VO,

Tome 5 : Sans Âge / Timeless VO

 

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